21 octobre 2008
Dans une semaine...
Dans une semaine pile poil maintenant, je serai en train de terminer mon petit déj... 11h30, pour un petit déj, ça sent la grasse mat', non ? Nuit blanche prévue ? Presque, enfin, pas une nuit tout à fait confortable, mais une nuit exceptionnelle, quand même.
Dans une semaine, je risque d'avoir les jambes douloureuses, ou engourdies. Dans une semaine j'aurai la barbe qui picote, le cheveux un peu collant et les yeux un peu petits-pas-bien-ouverts...
Pas loin il y aura Petite Fleur. A cette heure là, elle sera certainement en plein en train de faire cours à ses poupées, à moins qu'elle ne réussisse à se tenir tranquille en écoutant une histoire. A coté encore il y aura Chère et Tendre, à peu près dans le même état que moi, la barbe en moins.
Et à coté encore il y aura plein d'autres gens. Plusieurs dizaines. Des barbus, des poilus, des sans poils, des grands, des petits, jeunes ou moins jeunes, hommes, femmes, enfants... Tous le cheveux collant, l'oeil pas net, mais globalement contents.
Dehors il fera beau. Si si, c'est sûr, il fait toujours beau là-bas. Faut dire qu'à un peu plus de 10.000 mètres d'altitude il y a rarement des nuages. Il sera un peu plus de six heures du mat locale, et si on a la chance d'avoir un hublot, on pourra voir se lever le soleil local sur la forêt tropicale en dessous. Je dis soleil local car ce n'est pas le même que le notre. Là-bas il est plein nord à midi, et au printemps en novembre on dépasse souvent les 25°.
Encore deux heures environ - ça dépendra des vents au dessus de l'Atlantique - et le 777 posera ses délicates roues sur la piste de l'aéroport d'Ezeiza, province de Buenos Aires. Dans le hall il y aura une tête connue, notre copine australe qui nous hébergera la première nuit.
Le lendemain nous lui laisserons une partie de nos bagages, étant entendu que San Telmo sera le barycentre de notre voyage, et nous repartirons vers l'aéroport pour essayer d'embarquer sur un vol local vers l'une ou l'autre de nos destinations. Au nord, au sud, un peu à l'ouest, on verra bien sur quel vol il restera de la place... Nous n'avons rien réservé, ni vol, ni hôtel... Presque trois semaines à nous promener sans planning dans ce gigantesque pays, au hasard des rencontres, des humeurs et des remplissages d'avion ou d'autocars. Pour Petite Fleur ce sera là son premier voyage (si on excepte le retour de Katmandou), sa première transatlantique, son premier passage d'équateur et son premier séjour dans ce pays que nous aimons tant.
Ca y est, c'est dans une semaine, j'en suis presque surpris... Depuis le temps que nous attendions d'y retourner...
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15 octobre 2008
Il y a longtemps non ???
... que je ne vous ai pas donné de nouvelles de Petite Fleur ?
Il y a un an, la mini-Miss prenait possession de ses nouveaux appartements Mâconnais. Elle a un peu souffert de notre départ de Lyon puis s'est vite acclimatée à son nouvel environnement, sa nouvelle école, nouvelle baby-sitter, nouvelles copines et tout et tout...
Nous avons commencé à sentir le changement vers le mois de décembre, tout doucement... D'abord par la maîtresse qui nous a signalé avec un grand sourire que Petite fleur n'était plus la petite fille bien sage du début de l'année. Puis nous avons constaté quelques provocations gentilles, des petites désobéissances, des petits tests, pour voir... Nous avons observé tout ça, avec intérêt et amusement...
Elle devenait une petite fille comme les autres...

C'est un sentiment confus, quelque chose de ténu qui s'est joué en quelques semaines. Nous la sentions plus libre, et nous même nous sentions notre propre changement. Nous situons la prise de conscience de ce changement vers janvier. Nous ne sentions plus chez elle ce besoin viscéral de plaire. Elle s'affirmait doucement, vérifiait que même si elle nous mettait parfois en colère nous restions là, toujours là. De notre coté elle était installée dans nos vies. Ce n'était plus une petite fille qui habitait avec nous mais notre fille. Je ne voyais plus sa différence, un peu comme si elle avait toujours été là. L'adoption, le voyage, la rencontre, tout cela est devenu progressivement quelque chose d'anecdotique dans notre quotidien.
On ne le dira jamais assez, ce n'est pas nous qui avons adopté cette petite fille, c'est nous trois qui avons du faire ce chemin de l'adoption. Evoluer chacun dans la reconnaissance de l'autre, dans l'acceptation de ce qu'il est, sans essayer de le changer. Petite Fleur est arrivée avec une histoire, un passé, d'autres parents, une autre vie d'avant. Elle n'a pas été notre bébé, elle s'est construite dans un autre moule. Tellement différent. Elle a fait des concessions, accepté de désapprendre certaines choses, nous avons accepté ses besoins et avons construit ensemble une nouvelle famille. Nous nous sommes tous adoptés.
Aujourd'hui Petite Fleur est espiègle, toujours le sourire aux lèvres, parfois des accès de colère, des blagues, beaucoup de rires. Elle sait que nous l'aimons, nous savons qu'elle nous aime. Parfois des grosses bulles d'angoisse de sa vie d'avant remontent et sortent en chagrin, de gros chagrins qui nettoient. Puis son grand sourire revient après quelques gros bisous et elle reprend sa course, dévore sa vie et nous étonne un peu plus tous les jours.
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08 octobre 2008
Mééééééééééouh ?
Purée, quelle sieste !
Non, le Chat n'est pas parti planter ses choux ailleurs. Non le Chat n'a pas abandonné son blog. Non le Chat ne s'est pas barré vers d'autres cieux en abandonnant ses si gentils lecteurs - enfin - si gentilles lectrices essentiellement !
Ne vous inquiétez pas, quand je ferme un blog, je préviens avant !
D'abord merci pour ce déferlement de commentaires sur ma précédente note. Enfin, déferlement... en cinq mois ça fait pas lourd de la journée hein ? Mais merci, quand même, pour vos encouragements et pour ce que vous écrivez. Ca me touche, vraiment, vraiment...
Il est où le Chat ? Toujours à Mâcon. Toujours avec des projets de voyage (non Morena ne hurle pas !), enfin un peu plus que des projets... Depuis maintenant cinq mois je me forme, je travaille à mon nouveau métier, je rédige un mémoire (rhâââââ !), je reprends des études, et accessoirement... je vis.
Je vis tellement d'ailleurs que je n'ai plus le temps d'écrire. C'est vous dire combien je m'ennuyais avant ! Vous savez pas quoi ? Je revole ! Il y avait tellement longtemps que je n'avais pas touché un manche que j'avais oublié comment c'était beau de la haut... Et avec notre hiver précoce, les couleurs sont magnifiques. J'ai même repris la course à pied avec l'objectif de faire un temps sympa au 10 km de Lyon fin avril.
Bref plein de projets, quelques clients, une sixième vie plutôt agréable, une famille rigolote... On a vu pire.
Et je suis content de cet équilibre. J'ai mis du temps, beaucoup de temps à le mettre en place, mais ça en vallait la peine. Et ce qui me plait aussi aujourd'hui, c'est que je fais profession d'aider les gens à trouver leur bonheur à eux.
Je vous embrasse... je reviens avant cinq mois, promis...